De l’asphalte au paillis, il n’y a qu’un outil : l’engagement citoyen

3 novembre 2010
par Lucie Bataille
http://www.gaiapresse.ca

Semer l’engagement citoyen aux habitations montréalaises Émile Nelligan, c’est cultiver le mieux-être des personnes vulnérables en faisant de leur milieu de vie en espace de fraîcheur. Et c’est exactement la mission que s’est donnée le Jour de la Terre Québec au cours des derniers mois. Des travaux de verdissement réalisés de concert avec la Fondation Alcoa, le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CÉUM), l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) et, non des moindres, les résidents des habitations Émile Nelligan, sur le Plateau-Mont-Royal.

 

Les bailleurs de fonds et partenaires du projet prennent la pose avec quelques résidents
dans le nouveau décor des habitations Émile-Nelligan.

Photo : Lucie Bataille. Tous droits réservés.

 

Ce projet, soumis à un appel de candidature du Jour de la Terre et de la Fondation Alcoa au printemps dernier, a d’abord et avant tout été choisi pour son caractère social et la volonté d’encourager la participation citoyenne dans les décisions d’aménagement. Encadré par la CÉUM, l’embellissement de la cour arrière des habitations a permis aux locataires d’acquérir des outils d’éducation et de participer à des ateliers de formation sur le verdissement et l’agriculture. « Nous voulions travailler directement avec les personnes concernées », de déclarer Luc Rabouin, directeur du CÉUM lors de l’inauguration. Car « on ne conçoit pas verdir la ville sans les citoyens. »

 

Selon Galia Vaillancourt, une résidente qui a oeuvré à la mise sur pied du projet,
la nouvelle cour arrière est un paradis sur Terre pour certains.

Photo : Lucie Bataille. Tous droits réservés.

 

Pratiquer l’agriculture urbaine et savourer ses propres récoltes sous la pergola, se détendre à l’ombre d’un arbre : voici quelques exemples concrets d’activités qui sont désormais à la portée des habitants. « Pour certains, c’est le paradis sur Terre! » La voix empreinte d’émotion, Galia Vaillancourt, une résidante des habitations Émile Nelligan à l’origine du projet, s’est réjouie de l’aboutissement du projet. « Lorsque l’on vit dans la pauvreté, ce genre d’action peut changer des vies. Nous n’aurons plus honte de notre milieu de vie. »

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