Patates et potagers urbains

Deux projets mettant en vedette l’agriculture urbaine sont à l’honneur cet été à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

23 juin 2011

En maintenance

par Mathieu Simard – Cultures

Noms accrocheurs, initiatives ludiques et participatives; voilà la stratégie déployée par le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM afin de donner le goût de l’agriculture urbaine à la population montréalaise.

Lancé cette semaine à l’occasion du dévoilement de la programmation estivale du CRAPAUD, le Festival de la patate urbaine poursuit une mission éducative, celle d’encourager la population à mettre les mains à la terre. « Via l’originalité et la facilité de faire pousser des patates, l’objectif est de démocratiser l’agriculture urbaine, la rendre accessible à tous. En ville, la production alimentaire est pratiquement invisible. Les gens ne connaissent pas le processus de culture », affirme la coordonnatrice de CRAPAUD, Annie-Claude Lauzon. Et rien de plus simple que de faire pousser des patates. Il suffit d’avoir une patate, une chaudière et beaucoup de terre pour que la victoire soit à portée de main. La récolte la plus pesante gagne.

Un deuxième projet du CRAPAUD intitulé « Libération des plantes potagères » s’adresse lui aussi à la population pendant la période estivale. « Un de nos membres a eu l’idée du projet lorsqu’il a découvert un plan de courgettes qui poussait librement dans un terrain vacant du centre-ville », raconte Mme Lauzon. Ici, les gens sont invités à utiliser n’importe quel interstice ou lopin de terre libre pour y planter une plante potagère. Les responsables de CRAPAUD prévoient ensuite répertorier les plantes afin de créer un parcours alternatif dans la ville. Le projet est inspiré du concept de guerilla gardening, un mouvement d’activisme environnemental utilisant le jardinage pour défendre le droit à la terre et se réapproprier l’espace de la ville. Mais attention, il faut avoir la fibre rebelle pour participer au guerilla gardening : jardiner sur un terrain public sans permis est illégal.

De bonnes nouvelles

L’agriculture urbaine a d’ailleurs le vent dans les voiles, comme le démontrent les initiatives de plusieurs organismes et entreprises.

À Québec, Mission Jardins urbains offre la possibilité à des organisations communautaires de se doter de jardins urbains en leur donnant un coup de pouce financier. Cette année, la maison de sécurité alimentaire des familles dans le besoin Pignon bleu a pu aménager un espace jardin sur le toit de ses locaux.

Du côté de Montréal, le concept novateur les Fermes Lufa continue d’attirer l’attention. Il a su séduire le jury lors du plus récent Concours québécois en entrepreneuriat, ce qui a permis à son fondateur, Mohamed Hage, de recevoir le premier prix national, dans le volet création d’entreprise, catégorie bioalimentaire. Le prix est associé à une bourse de 10 000 $. Les Fermes Lufa implantent des serres sur les toits des grandes entreprises de Montréal pour y cultiver des fruits et des légumes sans pesticides ni OGM.

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2 réflexions sur “Patates et potagers urbains

  1. C’est très dommage que la ville interdise la plantation de pommes de terre dans lees jardins communautaires
    !

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